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LE CHATEAU SAINT-JACQUES

Dans les aspects légendaires de la vie de saint Jacques premier évêque de Tarentaise vers 420, des traditions évoquent des chapelles et des églises qui remontraient directement à ce personnage.

On peut penser au mont Saint Jacques ou Roc Puppim qui domine la paroisse de Saint Marcel.

Il est bien certain que la seule réponse en ce domaine ne pourrait venir que de l’archéologie et, actuellement, l’on n’a pas cette réponse.

Ce que l’on sait est que sur ce Roc Puppim il y avait un château des archevêques de Tarentaise de l’époque médiévale.

Que trouvait-on avant ? La seule réponse logique est de penser que les premières églises ont été construites dans des villes plutôt que sur des promontoires.

Le château de Saint Jacques (ou Saint Jacquemoz) comprenait une bassecour et le château proprement dit au sommet du roc.

Des fouilles réalisées vers 1880 ont permis de retrouver quelques vestiges d’un donjon carré, de la chapelle et du logement du chapelain, de la citerne et d’un cimetière.

La gravure réalisée, en 1600, par Claude Chastillon, laisse supposer d’autres bâtiments : aux 13ème et 14ème siècles, on les appelle « le palais archiépiscopal » puisque ce château était l’une des résidences des archevêques – comtes de Tarentaise.

La défense était assurée par des courtines qui comprenaient des murs, d’une hauteur d’environ 6 mètres, et d’une largeur de 2,20 m à la base et de 0,90 au sommet.

Des contreforts assuraient la solidité de l’ensemble.

Côté Isère, le château était naturellement protégé par l’escarpement du rocher.

La château a été démantelé par les troupes françaises, commandées par Lesdiguières, en 1600.

Le saviez-vous ? La chapelle Saint Jacques a été construite à l’initiative du curé de Saint Marcel, Pierre Marie Chêne, qui, en 1895, voulait honorer le premier évêque de Tarentaise au début du 5ème siècle et en faire un lieu de pèlerinage diocésain.

On a retrouvé des boulets de canons qui sont les derniers témoins des vicissitudes de la vie du château Saint Jacques.

Certains datent des combats de 1600 qui ruinèrent à jamais le château.

 

L'EGLISE DE SAINT MARCEL

La paroisse de Saint Marcel est ancienne.

Le premier texte la signalant est de 1170.

D’abord dédiée à saint Jacques (soit l’apôtre, soit le premier évêque de Tarentaise).

Dans les textes anciens, l’on trouve souvent l’appellation de paroisse de Saint Jacquemoz bien qu’un texte latin de 1270 comporte déjà la mention « Parrochia de Sancto Marcello ».

Elle a donc ensuite pris son vocable actuel qui fait référence à saint Marcel, pape et martyr en 309.

La paroisse comptait 5 chapelles rurales : Montfort, Montmagny, Nantieux, Pomblière et Chainaz.

Quant à la chapelle Saint Jacques, elle fut autrefois la chapelle d’un château et l’on espérait faire de celle construite à la fin du 19ème siècle un lieu de pèlerinage.

Lors de la visite pastorale de 1655, l’archevêque de Tarentaise demande que le choeur de l’église, de forme romane en « cul-de-four », soit agrandi et transformé avec un chevet plat pour pouvoir y placer un retable.

La reconstruction se fera de 1655 à 1658.

Les pierres utilisées proviennent en grande partie de l’ancien château Saint Jacques qui avait été démantelé à cette époque.

Vers 1850, la restauration du maître-autel fit découvrir dans la maçonnerie un sarcophage monolithe contenant quelques ossements.

La tradition dit qu’il aurait servi de tombeau à l’archevêque Rodolphe de Chissé, assassiné le 27 décembre 1384, au château Saint Jacques.

Le bénitier, que l’on peut dater de la fin du 12ème siècle, provient probablement du château Saint Jacques.

Il représente un crapaud-lion grimaçant supportant la cuve d’eau bénite.

Dans le bestiaire médiéval, le lion symbolisait l’orgueil et, le crapaud, la luxure.

Deux figures maléfiques contre lesquelles l’eau bénite aide à lutter.

Le saviez-vous ? La chapelle de Pomblière qui depuis 1940 est devenue, de fait, l’église paroissiale, a été construite grâce à une souscription lancée en 1930 par Mr Barbier directeur de l’usine.

La chapelle sera bénite par Mgr Termier ainsi que sa cloche dont le parrain et la marraine furent Mr Gall, administrateur de l’Électrochimie, et son épouse.

Elle a connu une importante réfection en 2004.

 

LE MONUMENT AUX MORTS

Le Monument aux morts de Saint Marcel témoigne des martyrs de Terre Noire.

4 jeunes de la commune, Marius Bassani, Jean Capra, René Minighetti et Jean Rosso(moyenne d’âge 22 ans) furent arrêtés par les allemands en août 1944.

Ils furent conduits aux casernes de Moûtiers et, avec le curé de la paroisse de Saint Marcel, Georges Muyard, et d’autres jeunes de Tarentaise, ils servirent de boucliers humains pour protéger la fuite des soldats allemands en direction du col du Petit Saint Bernard.

Partis de Moûtiers dans la nuit du 22 au 23 août 1944, ils furent probablement assassinés à Terre Noire, en Italie, le 24 août.

Leurs corps ne seront retrouvés qu’au mois de juillet 1945.

L’abbé Georges Muyard fut curé de la paroisse de Saint Marcel du 1er octobre 1943 à son décès.

Ce qui va surtout marquer la vie de Georges Muyard, c’est son engagement indéfectible au service de la France Libre.

Membre d’un réseau de renseignements dépendant de l’Intelligence Service, probablement dés la fin de l’année 1940, il correspondra régulièrement avec Londres grâce à un émetteur radio.

IL sera aussi un élément dans des réseaux de passeurs, aidant des juifs, qu’il cachait dans la crypte de la cathédrale de Moûtiers, avant qu’ils soient acheminés, via la Haute Savoie, en Suisse ou bien aidant des combattants recherchés à partir en direction de l’Espagne.

Il mettra également sur pied une activité de fabrication de faux papiers pour justement aider ces personnes inquiétées.

En 1944, l’abbé Muyard est intégré dans la “ Mission Union ”, une importante Mission interalliée qui a particulièrement contribué à l’organisation des parachutages qui ont permis d’armer les troupes de l’Armée Secrète et des Francs Tireurs Partisans de notre région.

En août 1944, il est arrêté, conduit aux casernes de Moûtiers où sont rassemblés tous les jeunes moûtiérains de 17 à 35 ans et quelques habitants de Saint Marcel.

Georges Muyard aurait pu être libéré.

Il fut catégorique, soit tous les jeunes étaient libérés, soit il ferait partie du convoi, solidaire jusqu’au bout de ces jeunes dont il s’était tant occupé.

Il a donc tenu à vivre pleinement l’idéal chrétien du don de soi.

 

L'USINE

En 1898, le petit hameau de Pomblière va connaître sa révolution.

Débute en effet un vaste chantier qui consiste à équiper l’Isère d’un barrage en amont du Siaix.

Vient ensuite un canal de dérivation de 3 285 mètres dont la plus grande partie est souterraine.A

partir d’une chambre de mise en charge, 3 conduites forcées alimentent la centrale électrique.

En cette fin du 19ème siècle, on entre dans la grande période de la « houille blanche » pour la production électrique.

Il est alors traditionnel d’implanter l’usine au plus près de la centrale afin de limiter le transport d’énergie.

Le site, autrefois agricole, permet d’implanter facilement les bâtiments nécessaires à l’activité industrielle et d’imaginer l’extension du petit hameau en un bourg industrieux.

Les villages environnants fourniront leurs contingents d’ouvriers, des « doubles actifs » : ouvriers et agriculteurs.

1898 : L’usine de Pomblière Saint Marcel est créée sous le nom de « La volta ».

On y produit du ferro-silicium, ferrochrome, phosphore et chlorobenzène.

1902 : Production de chlore et de soude caustique.

1922 : Le site fait partie du groupe Ugine.

1933 : Production de cobalt.

1951 : Production de sodium et de chlore par électrolyse de sel fondu.

1965 : Fusion Ugine – Kuhlmann 1972 : Le site devient une filiale indépendante sous le nom de Métaux Spéciaux S.A.

1990 : Fin de la production du cobalt.

1997 : L’usine quitte le groupe Pechiney et devient MSSA SAS.

2000 : La capacité de production de sodium et de chlore est doublée.

Le saviez-vous ? En janvier 1905, la Société Grenobloise de Force et Lumière (SGFL) s’installe à Pomblière.

Elle va utiliser 5 000 chevaux de la production électrique locale pour alimenter … le tramway électrique lyonnais.

 

LE VILLAGE DE MONFORT

Le nom de ce qui fut autrefois le principale hameau de Saint Marcel, « Montfort », semble évoquer un lieu fortifié.

On peut supposer , puisque, ni dans les textes, ni dans les vestiges archéologiques, il n’y a de traces d’un lieu fortifié (château, tour, etc.), que c’est la géographie qui a conduit à cette dénomination : ce village, haut perché, à l’habitat regroupé, pouvait sembler un nid d’aigle vu de la plaine.

Les communautés d’autrefois (les ancêtres de nos communes) étaient divisées en « quartiers ».

Le quartier de Montfort comprenait trois autres hameaux : la Ville, les Chavonnes et les Mures.

Seul le premier subsiste aujourd’hui.

Si Montfort a toujours fait partie de la communauté civile de Saint Marcel, ce hameau est devenu une paroisse à part entière en 1865.

Avant cela, le village possédait une simple chapelle, anciennement sous le vocable de saint Théodule, puis saint Roch.

Saint Roch est l’un des saints que l’on invoquait pour se protéger d’un terrible fléau : la peste.

Cette épidémie resta présente en Europe depuis les grands assauts de la Peste noire en 1346 jusqu’aux premières décennies du 18ème siècle.

Le saint figure en bonne place sur le portail de l’église et la fête du village est une survivance de la fête du saint patron (honoré par l’Église le 16 août).

Lorsque Montfort devient paroisse (1865), on fait le projet de la construction d’une église proportionnée aux besoins du village.

Le bâtiment est achevé en 1879 mais il ne sera consacré qu’en 1889.

Montfort aura un curé résident de 1871 à 1919, puis de 1935 à la fin de la Seconde guerre mondiale.

Le saviez-vous ? Montfort a eu un « procureur », c’est-àdire un communier élu par ses pairs pour s’occuper de la gestion communale.

On possède la liste des procureurs de Montfort de 1556 à 1877.

Les deux derniers, après le Rattachement à la France en 1860, portent le titre « d’Adjoint spécial ».

Sur les soixante noms de cette liste, 50 % sont des « Vivet » ; viennent ensuite les « Deschamps » et « Deschamps – Berger ».